|
|
||||||||||
|
- cultures et medias
- institutions nationales et internationales - associations et organisations politiques
|
Retour © Passant n°50 [octobre 2004 - décembre 2004] Une érotologie du jazz Il est un accouplement singulier, initié par le blues et prolongé par le jazz, qui fait accompagner une chanteuse par un instrumentiste soliste, en général trompettiste ou saxophoniste. Sans doute, l’origine de cette expression duelle tient-elle aux circonstances : si le blues rural a été celui des hommes, amenés à se déplacer au gré des recherches d’emploi ou des possibilités offertes par le travail agricole, le blues classique a plutôt été féminin dans la mesure où la femme africaine-américaine, à la fois pour des contraintes liées aux charges de famille et parce que la domesticité lui permettait toujours d’accéder à un travail sans déplacement, aurait été sédentaire1. Ainsi les classic blues singers furent-elles essentiellement des femmes auxquelles était associée une présence soliste masculine. Cet appariement d’une chanteuse et d’une partie instrumentale obligée (comme on dirait dans le domaine de la musique classique) a traversé depuis lors toute l’histoire du jazz jusqu’à ce jour, s’affichant comme une véritable fondation, sans équivalent dans d’autres champs musicaux. Il opère une distribution des rôles qui prend trois formes essentielles : un répons instrumental trouvant son origine dans les mesures que le blues laisse à l’instrumentiste faisant suite aux mesures chantées ; le contre-chant en interplaying qui inscrit une partie instrumentale le plus souvent improvisée dans le chant ; et le solo proprement dit qui permet classiquement l’improvisation de l’instrumentiste au sein de la pièce chantée. Cet accouplement engage beaucoup plus qu’un simple ajustement de parties vocales (../..)
|
Soutenez-nous ! Quatre principes et neuf propositions Recevez les infos du Passant L'Autre Campagne : un livre, un site Filmographie Appel national du réseau éducation sans frontières Appel du Conseil National de la Résistance Nouvelle collection Récifs Kit Keuf Uni(e)s contre une immigration jetable Prochain numéro l'inhumain NON LA DOUBLE PEINE N’A PAS ETE ABOLIE ! Avec la loi du 26 novembre 2003, le Ministre de l’Intérieur prétend avoir aboli la « double peine ». Il n’en est rien. Le Passant recherche des traducteurs Se faire soigner sans se faire arrêter La circulaire ministérielle du 21 février 2006 , adressée aux préfets et procureurs, explique dans les moindres détails les modalités d’interpellation des personnes sans titre de séjour. Passant Ordinaire n°50 Plusieurs centaines d'ONG et d'élus européens s'opposent à la création de camps Asile donné, asile respecté
|
||||||||