Roman 
Raymond et les promeneurs 
  Préface
 
VENDREDI
  17 heures 05
  17 heures 45
  18 heures 00
  18 heures 40
  21 heures 30
  23 heures 00
  23 heures 30
  0 heure 10
  0 heure 12
  0 heure 29
  0 heure 54
 
SAMEDI
  1 heure 30
  4 heures 00
  4 heures 18
  7 heures 56
  9 heures 00
  11 heures 45
  13 heures 18
  14 heures 38
  14 heures 45
 
DIMANCHE
  8 heures 00
  10 heures 30
 
  Epilogue
 
21h 30, Cours Victor Hugo, Quartier saint Michel, Bordeaux.

Après avoir salué le couple, je me suis retrouvé sur le trottoir. J'ai allumé mon portable, vérifié s'il y avait quelque chose en messagerie : dix messages de Caro ! Elle s'excusait, la pauvresse : " Ne m'en veut pas gros bêta ! Je te rejoins mon chéri… etc. " J'ai composé le numéro de " l'Apron Stage " : la sonnerie d'appel a retenti plusieurs fois avant que le clic de connexion ne résonne. Les suppositions laissaient enfin place à de l'action. En musique de fond, j'ai entendu Miles Davis et sa trompette magique.
- Antoine ? C'est Ray Venturi. Paraît que Caroline est par ici ?
- Venue, messire ! Yes ! En taxi, mais, pikaboo ! Plus là ! Repartie avec Paul Michel. Tu vois qui c'est ? Juste comme il passait. En fait, à ce que j'ai compris, ils te cherchaient tous les deux. Du coup, ils se sont groupés.
Rebing ! Mon cœur fit une extrasystole.
- Longtemps ?
- Le quart d'heure maximum.
- T'ont-ils dit où ils allaient ?
- Pas vraiment. Paul parlait d'une invitation pour toi, pour elle. Une sorte de fête, à ce que j'ai compris. 'L'a dit qu'il avait laissé son mobile dans sa caisse… Qu'ils allaient t'appeler du Ramcharger : tu sais son 4x4 amerloque. Avec le dragon peint devant ! D'un léger ! Paraît que ça enquille ses 25 litres de sans plomb, tranquillo. Plus suceur, tu meurs ! Comme son maître ! On te voit plus tard ?


J'ai bredouillé une phrase, plus ou moins d'acquiescement, raccroché. Je n'avais pas du tout envie que mon petit rasta blond ramasse à ma place… L'autre fou était bien capable de faire n'importe quoi. Ca, j'en étais totalement convaincu. Paul Michel paraissait dans l'impossibilité de choisir un branchement : courant alternatif ? Continu ? On pouvait même s'autoriser à penser qu'il fonctionnerait beaucoup mieux en triphasé pour machines-outils et personnel qualifié. Ca n'allait pas tarder, supputai-je : si Paul avait un restant de logique il téléphonerait maintenant, rechercherait l'échange. A moins que, plus méchant, tu meures, il ne me laisse venir vadrouiller dans son secteur pour s'adonner à une chasse à la passée…


Naguère, j'avais visité la caverne du Cyclope. Pour le fameux négoce de commode. Je m'étais retrouvé à parcourir cette hideuse baraque, située au large de la zone industrielle de Bordeaux Nord. Le bâtiment principal s'élevait au milieu de cultures maraîchères. Incommodant au possible. Pire qu'un château des Carpates. Surtout à la tombée du jour, dans le crachin qui dégoulinait de partout. Les quatre murs de galets gras, pris dans du béton sale, luisaient, mauvais, sous la pluie. Tout autour, des légumes obscènes profitaient sous des bâches éventrées qui claquaient au vent d'automne.
Je visitai une tanière de ouf grand teint. Elle était bourrée d'alarmes et de féroces clébards. A l'intérieur, le style Henri II s'était propagé. Une exposition de mauvaises croûtes retraçaient les bobines de divers ascendants du gentil baigneur givré… Comme si la laideur, l'anomalie, s'étaient maintenues, couche sur couche.
A un moment, un chat angora, le pelage bleu gris, est apparu : il se révéla plutôt persan, au minimum insolite. L'œil fixait, féroce. Et, pour achever le tout, un perroquet jacquotait, sans arrêt, à l'étage. On discernait : " Mitterrand pédé ! " en alternance avec " Heil Hitler ! "… Plus tard, Paul Michel m'a présenté " Répète Jacquot " : l'oiseau se dandinait, autiste, bec inclinée, prêt à vous découper un doigt. Pour autant on n'arrivait pas à s'imaginer que Paul pût aimer les animaux. Ou tout autre entité vivante, d'ailleurs. On racontait qu'il s'était maqué hétéro, un jour.
La pauvrette avait du se tirer rapido. Personne ne l'avait jamais revue. Ca pouvait se comprendre…


Alors que je rejoignais ma tire, le portable tintinnabula dans ma poche…
- Allô ? C'est toi Caro ? Demandai-je, plus que tendu.
- Presque, ma choute. Tache d'imaginer l'inimaginable : j'ai un index enfoncé dans du chaud, ma lame sous une gorge moite… Ta mignonne me tient bite et téléphone. On se mélange bien… Remarque, j'ai un doigt dans son fondement parce que, dans l'autre orifice, il y a Mister Tampax… Je trouve que le sang ça tâche… En fait, je préfère l'odeur parfumée de la merde… Sur ce, je te dis : A bientôt, ma salope ! Eh oui ! Je me tape quelques agios avant de te régler ton compte, et le bec, alouette !
Bip ! Bip ! Bip !


Stupéfait ! Pas le temps de déglutir. J'avais entendu Caro gémir pendant l'appel de l'autre authentique enculé. J'eus subitement envie de dégueuler. J'ai compris alors que je n'avais plus tellement le choix. J'ai laissé mon portable en stand-by. Ne pas rappeler de suite. Surtout ne pas exciter en montrant trop d'angoisse. Patience… Une bonne branlée n'y suffirait pas. Fallait faire la grosse peur. Enrayer la folie galopante.


Je me suis décidé à déplanquer le matos. Perso et anonyme : un fusil d'assaut AK 74 ; le Kalachnikov perfectionnée. Un souvenir de mes voyages passés en terres saintes. Surtout au Liban. Pas répertorié. Ramenée par petits bouts en malle diplomatique avec l'aide des connaissances du moment. Un calibre vicieux, véloce : 5,45 mm. Têtes creuses. Trente cartouches dans le chargeur. Capable de faire mal, sinon mouche, à mille yards. Les chirurgiens s'arrachent les cheveux lors des extractions. J'avais donc de quoi préparer une bonne purée pimentée, avec quelques grumeaux-surprises, si nécessaire. Heureusement que je ne l'avais pas utilisé contre les "Amants de Vérone", préférant le pistolet républicain espagnol de mon père …


Tu ne tiens pas pour autant du simplet ou du belliqueux ; même si tu joues souvent au con et roules des yeux pour faire l'intéressant. Tu profiles, d'après moi, plus complexe. Ton choix d'engagement dans la Légion étrangère n'a jamais été la naïve conséquence d'un irrésistible fantasme exotique ; ni ta façon de fuir. Certes, comme tout gamin aimant jouer à la guerre, tu avais été ému par les histoires de garnison de "tonton" Robert, un voisin de Besançon, particulièrement prolixe et conteur, dont tu m'as souvent parlé.
Le dit Robert, en effet, (je l'ai rencontré dans sa maison de retraite, où il "sucre les fraises" et survit à une cirrhose…) s'est bien amusé sur la cordillère annamite et le long de la R.C.4. Tu fus troublé, sans doute, par les évocations de Saigon, de la rue Catinat et du quartier de Cholon, avec ses putes chinoises maquées par les Corses, une description sans cesse ressassée par ce vieux barjot branlé de palu…
" Faut pas confondre, Monsieur ! Chinoises et Indochinoises ! Vous avez la même différence qu'entre sucré et salé ! " Et puis il y avait certainement eu l'évocation débridée de ses trois congayes. Ce vantard prétendait avoir été aimé, entre deux bordées en Jeep, dix mille cuites à la bière, cent chaude-pisses… "
- Ah ! " Vin de Dieu ", Monsieur Pierre-Constant ! La dernière, une mère courage, j'aurais du la ramener. Vous auriez vu comment qu'elle faisait le ménage ! Elle me pompait le dard tout en refaisant le lit ! Une acrobate ! mais j'ai eu peur du " Qu'en dira-t-on " …"
Tu as surtout voulu, mon Raymond, vérifier si l'absurdité de la condition humaine s'avérait bien universelle. Partout ; toujours : que cette histoire de " Bruit et de fureur "… Et ce besoin effroyable, rémanent, de " divertissement face à la Mort. Nous avons de ça assez discuté…
Cela avait été un sacré choc pour ta famille originaire du Frioul. Ton père refusa longtemps de te parler, m'as tu confié. Plus tard, bien plus tard, après avoir traversé langues et territoires, il y eut la taule. Tu as eu tout le temps de te pencher sur toi, de méditer différents sujets. Ensuite, tu as essayé de te tenir peinard. Sur tes gardes, certes, mais peinard. Emmerder les autres le moins possible. Difficile projet de vie !



Pas tort, Pierrot… J'avais senti la déprime plein pot. Il y avait quand même de quoi ! En plus de traîner mes petites lâchetés résiduelles, je n'allais pas recommencer à entraîner des innocents dans mes propres débâcles… Il me fallait retrouver l'autre empaffé, illico presto, avant qu'il ne traumatise Caroline de façon irréversible. J'ai repris ma précieuse antiquité sur roulettes, bien décidé à revenir dans le quartier des antiquaires, jusqu'à " l'Apron Stage ". Pratiquer le hourvari : " Revenir là d'où on s'est enfui, quand on est pourchassé. " Un vieux truc de cerf aux abois.
Si l'autre craignosse traînait encore dans le secteur, je risquais surprendre.


Deux ans auparavant, j'avais eu l'occasion de louer un local dans le quartier nord de Bacalan Un quartier dédié, autrefois, au commerce maritime. Le bord de l'eau. Pour l'heure, les bruits d'outils et autres ronflements de moteurs, avaient disparu. Huileries, sécheries, caves de négociants, et autres chargeurs réunis : Pfuitt ! Envolés ! Les locaux inoccupés ne manquaient point.
J'avais ainsi obtenu, pour un modeste loyer, la jouissance de la moitié du rez-de-chaussée d'une échoppe bordelaise : une sorte de boite à chaussures en mauvaise pierre de taille, mal éclairée et terne, traversée d'un couloir qui menait à un jardin pelé et étroit. Seule originalité : la façade salpêtreuse un peu mieux travaillée que le reste.
Ce local me permettait de stocker discrètement. L'autre partie de l'habitation était occupée par un couple de vieux. Papy et Mamy surveillaient le lieu avec constance et application. Ils ne sortaient jamais, aboyaient mieux que des roquets. En contrepartie de leur complicité passive, j'assurais le calme par ma location : pas d'étudiant trépidant, branché techno ; pas de bébé hurlant dans une famille prolifique à problèmes. Le meilleur des mondes… Un petit cadeau, un petit service ; à droite, à gauche.
" Mamy, je vous ramène le pain ! A tout à l'heure !
- Merci, monsieur Raymond !
- De rien, de rien… "
Tout le monde content. Et il y avait la cuve à mazout sur le coté de la maison ; inutilisée depuis que l'immeuble avait été raccordé au gaz de ville.
De la fenêtre, dans la petite pièce qui correspondait à l'ancienne souillarde du bâtiment, j'ai dévissé le bouchon de remplissage, large comme une assiette à dessert, et je suis parti à la pêche dans le restant de fioul.


Le tour fut joué en cinq petites minutes : le fusil reposait dans un plastique étanche fermé à chaud ; le tout emmailloté avec soin dans une structure imputrescible. J'ai défait l'ensemble. L'arme bien huilée ainsi que les chargeurs paraissaient en parfait état. J'ai démonté le fusil pièce par pièce et l'ai vérifié à fond. Ensuite, j'ai rassemblé mon matériel de pêche que je conservais toujours dans le coffre du break. Je possédais un coquet fourreau à gaules. Un cadeau de Béatrice. Pendant les grosses chaleurs, elle adorait se faire trousser, trousser encore, comme la goton infernale qu'elle était. Ses gosses confiés à une voisine complaisante, nous nous rendions au bord d'un étang. Nous pêchions peu, baisions beaucoup. Nos ébats se déroulaient sous le regard rond et médusé des appeaux en plastique qui branlaient sous les risées.


J'ai viré la plupart des cannes et glissé le Kalash ainsi que ses chargeurs à l'intérieur de l'étui. J'ai repris ma Citron. Une Garonne sombre, parcourue de remous, glissait en arrière des grilles du port. Une senteur de vase montait des flots. Une lune passagère éclairait le fleuve, au gré du flux de la masse nébuleuse. Je me suis engagé prudemment sur le cours de la Martinique, une transversale autrefois cossue et coloniale, qui mène des façades dix-huitièmes du quai des Chartrons jusqu'aux demeures bourgeoises dix-neuvième du cours Portal.


De la traite des nègres au petit noir bien serré…


Pour l'heure, le cours Portal se délitait. Il attendait, comme le reste du quartier, quelque promotion immobilière. Tout à coup, j'ai réalisé que j'aurais forcément l'air d'un benêt : j'allais me trimballer, à onze plombes du soir, un fourreau à gaules suspendu à l'épaule. Au mieux, on allait me prendre pour un pêcheur attardé, ou, pire, pour un débile optimisé… J'en ai pourtant rajouté : j'ai mis mon chapeau de pêche, enfilé des bottes en caoutchouc et ma vieille parka kaki, et j'ai pris à droite, direction rue Borie, la rue sombre de " l'Apron Stage ". Elle filait, traînée de pavés luisants, pour rejoindre, furtive, le cours Balguerie-stuttenberg, une autre artère de négoce du siècle dernier.
J'ai croisé des jeunes gens en goguette qui ont échangé quelques remarques narquoises sur mon allure de pêcheur d'Islande. Aucune importance. J'étais à la recherche de Paul. Peut être s'était-il parqué à proximité du troquet ? J'ai quadrillé le quartier, pour finir, prudent, par la rue du Couvent ; ma propre rue. Rien ! Pas l'ombre du " Géant vert " et de " Puff, son dragon magique " !
Je retéléphonai à " l'Apron Stage " : Antoine confirma la totale disparition de Caro et de Paul. Pas revenus ; même bras dessus, bras dessous. Vu la situation, le barman ne put s'empêcher de tenter une blague déplacée…
Je me suis glissé chez moi. Personne jusque là. J'ai changé de tenue, bien décidé à prendre du temps pour réfléchir. Je détenais une bouteille de single malt que je n'avais, jusqu'alors, jamais touchée. En cas d'un passage d'amateurs avertis. J'ai attrapé le flacon, brisé l'enveloppe du bouchon, et me suis enfilé un premier gorgeon ramoneur, puis, très vite, un second ; celui-là, beaucoup plus long. Le gogol psychédélique voulait la guerre : il allait l'avoir… Je me suis dirigé vers la cuisine, bouteille en main. J'ai pris un verre à bière, l'ai rempli aux trois quarts. Je me le suis enfilé en deux, trois goulées. Flash ! Senti venir la bascule… Mes pensées demeuraient toujours aussi claires, mais apparaissait une excitation que j'avais bien connue : L'effet " Camerone "… C'est à dire : plus rien à carrer ! Vive la Mort ! Demi-tour gauche, droite ! Présentez jouissance !
Les babines se retroussaient sur les crocs du Mal…


Je devais reprendre contact avec Albert. Je me suis installé dans le sofa avec la bouteille de scotch et le téléphone.
J'ai composé le numéro de " Los tres Tios ". Manifestement, je dérangeais le personnel. Je l'ai ressenti au ton du gérant ; un Aragonais ronchon. Alain est venu finalement au bout du fil.
" Ouais ? Allôô ? Il a demandé, la bouche pleine.
- Ray à l'appareil ! Again ! Toujours partant pour un coup de main ? J'ai besoin de tes connaissances… L'autre malade torture Caro… Faut speeder !
- Sans déc' ? Du sérieux, donc… Ne te bile pas ! J'ai mieux que les vilains du village andalou ! Je t'envoie Teeny… Il est sur Bordeaux en ce moment. Vient juste de me téléphoner. Je l'ai mis au parfum. J'ai eu comme une prémonition… Quand il a su que c'était pour toi. 'Se tient prêt, si besoin. On verra après pour le dédommagement…
- Envoie chez moi ! J'attends, impatient. Merci pour tout.
- Pour ton cardan, éventuellement, tu pourrais voir avec Teeny… Il va du tapis persan à la ferraille en gros.
- Tu vois, ce n'est peut être pas le plus urgent… Mais, sait-on jamais… Je te dis encore merci, vieux frère !
J'ai refermé le portable. Rien à ajouter. Albert, c'est le vrai poteau. Toujours là, planté droit dans le paysage changeant. Je m'enfilai une autre léchouille commak de single malt.
Ca réchauffait bien.


Teeny le Rom… Pute borgne ! Oui, que je le connaissais ! Un mètre soixante-cinq sur presque autant de large. Il dépassait les cent kilos. Mais souple comme une danseuse Bengali.
Un été, avec Alain et Teeny, nous avions décidé d'une partie de pêche. Teeny s'était procuré, pour l'occasion, un hors-bord, dont la provenance demeura mystérieuse. Le bateau nous avait propulsés à vitesse lumière, à travers le Bassin d'Arcachon. Alain possédait un vague permis maritime et le don inné pour piloter tout ce qui traçait comme un projectile. Les deux puissants moteurs Volvo avaient craché leurs chevaux en bout d'hélices, bourrant d'écume la houle née du sillage. Je me souviens encore des douleurs dorsales que j'avais endurées à l'aller et au retour, tant cela cognait dur à chaque retombée. Paf ! Paf ! Et repaf ! La mer devenant dense comme du ciment, à cette vitesse là.
Après la pêche, nous nous étions rendus dans un des meilleurs restaurants du Ferret. Là, nous nous étions empiffrés comme des malades, arrosant le repas d'excellents millésimes. Tout ça aux frais du manouche ! Teeny avait refusé que l'on payât notre écot; il nous avait tout juste laissé acheter des cacahuètes à l'apéritif… Teeny se vantait d'avoir des magasins dans toute l'Europe. D'être un marchand de tapis en gros. Il adorait soi-disant la Gironde :
- Ici, je me fais du bien au teint ! Quant aux pins, la vigne, c'est carrément médicinal ! disait-il. Et il partait d'un grand éclat de rire.
D'où sortait-il ?
" Je suis de partout ! "
Et il y avait sa femme : Macha. Une Macédonienne. Originaire de Skopje. Pas vraiment du " voyage "… Une histoire sans doute compliquée. Une beauté de cuivre… Mais pas touche, non, bonhomme ! De bons souvenirs…
Je m'enquillai une autre lichette de scotch. Je me sentais pompette. Mais, triple buse ! Que c'était bon !

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© Août 2003